Actualité |  

23.03.2026

Accord de coalition en cours : qu'est-ce qui va bientôt changer pour vous en tant qu'employeur ?

Vous avez une question sur cet article ?
Contactez nous ici !

Dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord de coalition, plusieurs nouvelles mesures de droit social sont proposées et peuvent avoir un impact sur votre entreprise. Nombre de ces changements devraient entrer en vigueur à partir du 1er avril* (ou juin) 2026.

Vous trouverez ci-dessous un aperçu clair des changements prévus et de ce qu'ils pourraient signifier en pratique pour vous en tant qu'employeur.

 

(*) Attention : Les mesures proposées sont actuellement pas encore définitif.

La date limite du 1er avril 2026 n'a pas été respectée et nous sommes saisis d'un amendement qui reporte l'entrée en vigueur au 1er avril 2026. 1er juin 2026, éventuellement avec effet rétroactif.

Les projets de loi doivent encore être approuvés par le Parlement et publiés au Moniteur belge. D'ici là, le calendrier exact et le contenu final sont susceptibles d'être modifiés.

Nous suivrons bien sûr cette affaire pour vous.

 

1. Mesures relatives au temps de travail et à l'organisation du travail

1.1. Délai de préavis d'une semaine pour une ancienneté < 6 mois

L'accord de coalition a révélé que la période d'essai serait réintroduite. Aujourd'hui, il est prévu de mettre en place une sorte de‘avis abrégé‘au début de l'emploi.

  • L'employé est-il Employé depuis moins de 6 mois ? Si tel est le cas, un délai de préavis d'une semaine seulement.
  • Ce terme est uniforme : il s'applique aussi bien lorsque l'employeur que l'employé mettent fin au contrat de travail.
  • Ce régime permettra également automatique s'appliquent : il n'est plus nécessaire d'inclure une clause explicite à cet effet dans le contrat de travail.

 

1.2. Plus grande flexibilité dans l'emploi à temps partiel - réduction de la règle du 1/3

Aujourd'hui, un travailleur à temps partiel doit effectuer au moins 1/3 d'un travail à temps plein. Ce minimum est réduit à 1/10e de la durée hebdomadaire de travail d'un salarié à temps plein de la même catégorie.

 

1.3. Assouplissement des horaires obligatoires dans la réglementation du travail

Les règles relatives à l'inclusion des horaires dans votre réglementation du travail seront considérablement assouplies.

À partir du 1er avril 2026*, il suffira d'inclure dans le règlement sur l'emploi un cadre général du temps de travail inclure, contenir :

  • Le jours de la semaine où le travail (peut) être fait ;
  • Le site période quotidienne dans lequel la prestation de travail (peut) être effectuée ;
  • Le minimum et durée maximale quotidienne de travail;
  • Le normal et durée maximale hebdomadaire de travail.

Ainsi, tous les horaires détaillés ne doivent plus figurer explicitement dans votre règlement de travail.

Les travailleurs à temps partiel avec un horaire variable rien ne change cependant. Ces horaires doivent toujours être inclus dans votre réglementation du travail.

Il ne s'agit pas non plus de créer un cadre dans lequel le travail pourrait être effectué tous les jours de la semaine et à toutes les heures de la journée. Le cadre doit être conforme à la performance réelle au sein de votre entreprise.

 

1.4. Nouvelles règles relatives au travail de nuit

L'interdiction générale du travail de nuit disparaît. En outre, la définition du travail de nuit assoupli pour les secteur de la distribution et du commerce électronique:

  • Performance uniquement entre 23 heures et 6 heures du matin sont toujours considérés comme du travail de nuit.
  • Pour tous les autres secteurs, la définition actuelle reste (20h-6h).

Dans le secteur de la distribution et du commerce électronique, les primes pour le travail de nuit également automatiquement limité à la période allant de 23 heures à 6 heures du matin. Toutefois, cette restriction ne s'applique qu'aux salariés dont le contrat de travail débute à partir du 1er avril 2026*. Cette exception ne s'applique pas aux salariés employés depuis plus longtemps.

 

1.5. Délai de préavis maximal de 52 semaines

Aujourd'hui, le délai de préavis en cas de licenciement par l'employeur est de illimité, Ce qui, pour les carrières longues, peut conduire à des délais de préavis très longs et à des indemnités de licenciement élevées.

À partir du 1er avril 2026*, le délai de préavis sera de Plafonné à 52 semaines dès que le travailleur dispose d'une ancienneté de 17 ans atteint.

Important : cette mesure ne s'applique qu'aux contrats de travail débutant à partir du 1er avril 2026*.

 

2. Mesures relatives aux salaires, aux primes et aux coûts salariaux

2.1. Cadre final et global pour les heures supplémentaires fiscalement favorisées

À partir du 1er avril 2026*, le nombre d'heures supplémentaires favorables sont augmentés sur une base annuelle de 300 à 420 heures et en fera une système permanent et permanent devenir.

Lire aussi : Mise à jour : prolongation et maintien du régime favorable des heures supplémentaires : qu'en sera-t-il après le 31 décembre 2025 ?

 

2.2. Modification des rabais de l'ONSS

A partir du 1er avril 2026*, le cadre des réductions de l'ONSS fédéral change radicalement. Un certain nombre de réductions existantes disparaît complètement (par exemple, réduction pour les artistes, les employés permanents à temps plein dans le secteur de l'hôtellerie...), tandis que la réduction de l'ONSS à premiers recrutements est en train d'être réformée et en partie étendu. Cela peut avoir un impact direct sur votre masse salariale en tant qu'employeur.

Ci-dessous un vue d'ensemble des changements concernant la réduction du groupe cible pour les nouvelles recrues :

 

Réglementation actuelle 

Nouveau régime à partir du 1er avril 2026* 

1ste employé 

3 100 € par trimestre pour l'ensemble de la période d'emploi 

2 000 euros pour toute la période d'emploi 

2- employé  

1 550 € par trimestre pendant les 5 premiers trimestres 

1 000 € par trimestre pendant 12 trimestres au maximum (à retirer sur une période de 20 trimestres au maximum)  

1 050 € par trimestre pendant les trimestres 6 à 9 

450 € par trimestre pendant les trimestres 10 à 13 

3- employé 

1 050 € par trimestre pendant les 5 premiers trimestres 

1 000 € par trimestre pendant 12 trimestres au maximum (à retirer sur une période de 20 trimestres au maximum) 

1 050 € par trimestre pendant les trimestres 6 à 9 

450 € par trimestre pendant les trimestres 10 à 13 

4- employé 

/ 

1 000 € par trimestre pendant 12 trimestres au maximum (à retirer sur une période de 20 trimestres au maximum) 

5- employé  

1 000 € par trimestre pendant 12 trimestres au maximum (à retirer sur une période de 20 trimestres au maximum) 

 

Le nouveau plafond pour le 1er salarié s'applique également à remises permanentes. Pour les 2e et 3e salariés ayant un droit déjà ouvert avant le 1er avril 2026*, les montants dégressifs actuels continueront à s'appliquer jusqu'à la fin de leur mandat ; les nouvelles réductions seront soumises au nouveau régime uniforme.

2.3. Prime salariale (CCT 90) : seul le dépôt électronique est encore possible

L'acte d'adhésion à un plan de primes salariales (CCT 90) sera désormais le suivant électronique obligatoire doivent être soumises par l'intermédiaire du SPF WASO. La soumission sur papier disparaîtra et ce nouveau régime fonctionnera rétroactivement à partir du 1er janvier 2026 (une fois qu'il aura été définitivement approuvé).

 

3. Mesures en préparation (calendrier encore incertain)

En plus des mesures déjà fixées ou prévues pour le 1er avril 2026*, le gouvernement travaille également sur un certain nombre de mesures. réformes socio-juridiques supplémentaires.

Pour ces mesures, l'élaboration concrète ou l'entrée en vigueur est provisoire. pas encore (définitivement) déterminé, mais nous sommes heureux d'en donner un bref aperçu :

 

3.1. Flexi-jobs

Les emplois flexibles pourraient éventuellement (peut-être été 2026) deviennent possibles en tous les secteurs, à moins que l'industrie ne choisisse explicitement d'exclure cette possibilité. La proposition d'interdire les emplois flexibles au sein de l'Union européenne est également sur la table. entreprises associées à supprimer pour les salariés à temps plein.

La date à laquelle ces changements prendront effet concrètement et les conditions dans lesquelles ils interviendront n'ont pas encore été déterminées.

Lire aussi : Mise à jour : l'avenir des emplois flexibles : plus de flexibilité et de nouvelles opportunités

 

3.2. Indexation limitée des salaires les plus élevés (‘indice des cents’)

Le gouvernement prévoit une restriction temporaire de l'indexation automatique des salaires pour les salaires bruts les plus élevés (4.000 euros). Plus précisément, la mesure jouerait pour la première fois à partir du 1er juin 2026 (en fonction du secteur) et à nouveau en 2028.

Pour les salaires plus de 4 000 euros l'indexation plafonné à 2%. Au lieu d'une augmentation en pourcentage du salaire total, seul un montant fixe est indexé, calculé à un maximum de 4 000 euros.

Important pour vous en tant qu'employeur : les coûts salariaux ainsi économisés ne restent pas entièrement dans votre entreprise. Par l'intermédiaire du contribution à la modération salariale En effet, vous devez répercuter la moitié du montant que vous ne versez pas en raison de l'indexation limitée à l'indice des prix à la consommation (IPC). NSSO. En d'autres termes, seule la moitié des ‘économies’ est effectivement conservée par l'employeur.

En raison des différents mécanismes d'indexation sectoriels, le moment concret où cette contrainte se fera sentir variera d'un secteur à l'autre.

 

3.3. Budget de la mobilité

Le budget de la mobilité obligatoire pour les salariés ayant droit à une voiture de société.

  • Pour les PME avec 15-50 employés Un report jusqu'à 1er janvier 2028;
  • Pour les autres entreprises 1er janvier 2027.

À ce jour, aucun texte juridique n'est disponible, de sorte que les détails exacts et l'application pratique restent incertains pour l'instant.

 

3.4. Retour de la prime de pouvoir d'achat ?

La prime de pouvoir d'achat redeviendrait possible pour les entreprises ayant bons résultats, éventuellement jusqu'en 2031.

Le projet prévoit une prime pouvant atteindre 500 euros (pour les bénéfices élevés) ou 750 euros (pour les bénéfices exceptionnellement élevés) par employé et par an. Cette prime être totalement exonéré d'impôts ou de cotisations sociales, En tant qu'employeur, vous ne payez qu'une cotisation patronale de 16,5%.

Pour l'instant, on ne sait pas encore si et quand cette mesure sera introduite.

 

Des questions sur ces mesures ?

N'hésitez pas à nous contacter. Notre Experts juridiques et en ressources humaines sont prêts à vous conseiller personnellement et à réfléchir avec vous à l'impact sur votre entreprise.