Bonne nouvelle pour les employeurs et les salariés : à partir du 1er juillet 2026, les « flexi-jobs » seront possibles dans (presque) tous les secteurs. Le système deviendra ainsi beaucoup plus accessible qu'aujourd'hui.
Pour autant, les règles du jeu ne sont pas toujours aussi simples. Si vous souhaitez faire appel à un travailleur en flexi-job ou exercer vous-même un flexi-job, il est préférable de tenir compte d'un certaines conditions et restrictions. Nous avons répertorié pour vous les principales règles et modifications.
Les « flexi-jobs » en bref
Un « flexi-job » est un emploi complémentaire en plus d'une activité principale ou d'une pension, avec des conditions sociales et fiscales avantageuses pour les deux parties.
Voici un aperçu des avantages :
- • C'est l'employeur qui paie pas de cotisations ONSS ordinaires, mais simplement une contribution spéciale de 28%.
- • Le salarié ne paie pas de cotisations sociales personnelles et bénéficie d'une exonération fiscale dans certaines limites.
- • En plus de son salaire horaire, le salarié a droit à 7 671 TP3T prime de vacances flexible.
- • Malgré ce traitement avantageux, il reste droits sociaux acquis sont prises au sein des différents secteurs de la sécurité sociale.
Tout salarié souhaitant exercer un « flexi-job » doit, en principe, au cours du troisième trimestre précédant le début de l'emploi avoir travaillé au moins les 4/5e auprès d'un ou plusieurs autres employeurs. Les retraités sont exemptés de cette condition.
Le traitement fiscal varie également en fonction du statut du salarié en flexi-job :
| Situation | Seuil d'exonération fiscale (2026) |
|---|---|
| Salarié exerçant une activité principale (au moins 4/5) | 18 440 € / an |
| Retraité à temps plein | Illimité |
| Retraité anticipé | 8 121 € / an |
Le plafond applicable est-il dépassé ? Dans ce cas, seul le partie excédentaire imposable. Pour les retraités anticipés, un dépassement peut en outre avoir une incidence sur le montant de la retraite. La consommation maximale peut être suivie à tout moment grâce au compteur situé sur www.mycareer.be.
Quels changements à partir du 1er juillet 2026 ??
Quatre modifications assouplissent le système accessible et sur certains points plus simple.
01 Extension à (presque) tous les secteurs
Aujourd'hui, les « flexi-jobs » ne sont possibles que dans un nombre limité de secteurs. À compter du 1er juillet 2026, le système sera en principe ouvert à tous les employeurs des secteurs privé et public.
Les secteurs peuvent toutefois, par le biais d'un système dit ‘opt-out‘ demandent à rester totalement ou partiellement en dehors du système. Par ailleurs, certains secteurs restent de toute façon exclus, tels que domestiques (PC 323) et agriculture et horticulture (PC 144 et 145), sous réserve de certaines exceptions et de certaines fonctions artistiques.
Vérifiez donc toujours si votre secteur n'a pas imposé de restrictions supplémentaires.
02 Les retraités peuvent reprendre le travail plus rapidement
Les retraités peuvent d'ores et déjà exercer un « flexi-job » sans devoir remplir la condition d'une activité principale d'au moins 4/5e. La RSZ vérifie à cette fin, ou si la personne concernée figure, en tant que retraité, dans le Registre des pensions. Jusqu’à présent, ce contrôle s’effectuait sur la base du trimestre T-2. De ce fait, une personne qui venait de prendre sa retraite pas toujours immédiatement commencer en tant que travailleur flexi-job.
À compter du 1er juillet 2026, on examinera la trimestre en cours. Dès qu'une personne est enregistrée en tant que retraité dans le registre des pensions, l'ONSS peut immédiatement le vérifier. Les nouveaux retraités pourront ainsi plus rapide en tant que travailleur flexible pouvoir se mettre au travail.
Sylvie Il prendra sa retraite en juillet 2026 et souhaite commencer à travailler en flexi-job en août 2026.
Dans le cadre de l'ancien régime, on tenait compte de sa situation en matière de retraite deux trimestres auparavant, ce qui expliquait qu'elle ne remplissait peut-être pas encore les conditions requises.
À compter du 1er juillet 2026, il suffira qu'elle soit inscrite au registre des retraités au moment de son embauche. Il ne sera donc plus nécessaire de respecter un délai d'attente supplémentaire.
03 Salaire maximal : la limite 150% ne s'applique désormais plus qu'au salaire de base
Un salarié en « flexi-job » ne peut pas gagner plus de 150% du salaire de base minimal correspondant à la fonction. Cette limite est maintenue, mais son application est modifiée. Primes et suppléments Les primes versées en vertu d'une loi ou d'une convention collective (par exemple, les majorations pour travail de nuit, les primes du dimanche ou les primes de fin d'année) ne sont désormais plus prises en compte dans ce plafond. Seules les primes accordées à titre volontaire, sans fondement légal ou conventionnel, continuent d'être prises en compte.
Pour le hospitalité (PC 302) prévoit un salaire maximal fixe de 21 € de l'heure (à indexer). Le tarif minimum reste fixé à 11,87 € par heure (+ 0,91 € de prime de vacances = 12,78 € au total).
04 Entreprises liées : exception à l'interdiction de cumul
Jusqu’à présent, un salarié n’était pas autorisé à exercer un « flexi-job » au sein d’une entreprise qui lié à est avec son principal employeur. À compter du 1er juillet 2026, une exception s'appliquera : toute personne déjà employée à temps plein dans une entreprise liée ou ailleurs pourra désormais mais en tant que travailleur en flexi-job se mettre au travail au sein d'un même groupe.
En tant qu'employeur, quelles sont les démarches pratiques à effectuer ?
Vous souhaitez faire appel à un travailleur flexi-job ? Dans ce cas, il est préférable de régler au préalable les formalités suivantes :
- 1. Vérifiez si les « flexi-jobs » admis dans votre secteur et s'il y a restrictions sectorielles l'argent.
- 2. Vérifiez si le candidat en ligne de compte . Cela peut se faire via le service en ligne de l'ONSS ‘Consulter les données des citoyens‘ . Vérifiez également le interdictions de cumul: le salarié ne doit pas, au cours du même trimestre, être déjà à votre service, être en période de préavis ou percevoir une indemnité de licenciement de la part de votre entreprise.
- 3. Avant la première représentation, concluez un accord-cadre écrit fin.
- 4. Prévoyez également un contrat de travail « flexi-job ». Celui-ci peut être conclu oralement ou par écrit, pour une durée déterminée ou pour une prestation clairement définie. Un contrat à durée indéterminée n'est pas possible.
- 5. Avant le début des prestations, veuillez Déclaration Dimona FLX . Dans le cas d'un contrat de travail oral, cela se fait à chaque prestation ; dans le cas d'un contrat de travail écrit, cela peut se faire chaque trimestre.
- 6. N'oubliez pas de toujours enregistrer le heure de début et heure de fin de chaque prestation.
Vous avez des questions sur les « flexi-jobs » ?
Avec son extension à la quasi-totalité des secteurs, le système des « flexi-jobs » entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2026 plus accessible que jamais. Dans le même temps, les conditions restent complexes et des exceptions sectorielles ou des situations spécifiques peuvent avoir un impact important.